Depuis cinq ans, Will Steacy a un accès illimité à la salle de presse et à l’imprimerie du Philadelphia Inquirer. C’est en photographiant les efforts fournis par The Inquirer pour prospérer malgré la chute des revenus publicitaires, le constant déclin des tirages, les congédiements, les rachats et la faillite que se traduit mon intention de mettre en lumière les défis et la dure réalité auxquels est aujourd’hui confrontée l’industrie de la presse. Deadline propose un examen minutieux de cette industrie et un reportage en profondeur expliquant les événements qui ont mené les salles de presse à leur situation actuelle devaient être effectués. Ayant coupé 30 % de ses effectifs au cours de la dernière décennie, l’industrie des journaux est celle qui décroît le plus rapidement en Amérique. Pourtant, plus de la moitié des adultes américains savent peu de choses, voire rien du tout, sur les problèmes financiers qui ont vidé les salles de presse. Celle de l’Inquirer comptait, à la fin des années quatre-vingt-dix, près de 700 employés ; aujourd’hui, il n’en reste qu’un peu plus de 200. À une époque où le tiers des adultes américains lisent les nouvelles sur Facebook, la transition de l’imprimé vers le numérique est marquée par de piètres revenus publicitaires en ligne, tandis que les journaux ont perdu 25 milliards de dollars en revenus publicitaires ces dix dernières années au pays.